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Il existe plusieurs possibilités pour le vétérinaire
afin d'éliminer ses DASRI de façon conforme à
la réglementation : il peut faire un pré-traitement
avec des appareils agréés de façon à
les banaliser (ils peuvent ensuite être éventuellement
éliminés par la filière des déchets
ménagers) ; ou il peut faire appel à un prestataire
de service qui vient collecter sur place ses déchets (c'est
la collecte en " porte-à-porte ") ; ou il peut
transporter lui-même (ou le demander à un de ses
employés) ses déchets jusqu'à un lieu de
regroupement où le prestataire les prend en charge selon
des modalités définies (c'est l'apport volontaire
, avec transport en " compte propre "). Toutes ces
possibilités sont définies réglementairement.
Choix des conditionnements : Les conditionnements doivent être adaptés au type de déchets produits , au type de risque , aux spécificités de la filière et aux conditions de production. Ils doivent être disponibles sans rupture d'approvisionnement sur le lieu de production de déchets . Quel que soit le type de collecte mise en place pour les DASRI
, les conditionnements , à usage unique obligatoirement
, sont les mêmes : il s'agit de boîtes à
aiguilles pour les piquants-coupants , et de sacs en plastique
pour les déchets mous , de fûts ou de caisses. Les fûts et les caisses doivent être conformes
aux prescriptions de l'arrêté A.D.R. (Arrêté
du 5 décembre 1996 modifié relatif au transport
des matières dangereuses par route dit " A.D.R. "
; l'arrêté ministériel du 11 décembre
2000, paru au J.O. du 27 décembre 2000 vient modifier
ces dispositions ; voir annexes 3 et 4). L'entreposage : Pour une production de DASRI inférieure ou égale
à 5 kg par mois , l'entreposage ne doit pas excéder
3 mois. Pour des productions supérieures , les durées d'entreposage autorisées sont plus courtes et les contraintes concernant le local d'entreposage plus grandes . L'arrêté du 7 septembre 1999 relatif aux modalités d'entreposage des déchets d'activités de soins à risques infectieux et assimilés et des pièces anatomiques donne toute précision sur ce sujet (voir en annexe). Le transport : Dès lors que l'on emprunte la voie publique , le transport doit satisfaire aux exigences de l'ADR. D'une manière générale , toute matière
dangereuse, en l'occurrence les DASRI, ne peut être transportée
sur la voie publique que si elle est emballée dans des
emballages conformes à l'ADR (exception faite du transport
en compte propre, c'est-à-dire du transport effectué
par le producteur lui-même dans son véhicule particulier
ou de service, la masse transportée devant être
inférieure ou égale à 15 kg) : ainsi, si
les conditionnements décrits plus haut ne sont pas conformes
à l'A.D.R.,ils doivent être sur-emballés
avant enlèvement dans un emballage conforme ; celui-ci
peut être une caisse carton doublée plastique,
un fût, un jerricane, un Grand Récipient pour Vrac
(G.R.V.). De même, des exigences ADR portent sur le véhicule , variables en fonction du poids transporté, celles-ci étant minimales pour une quantité inférieure ou égale à 300 kg (extincteur, bordereau de suivi, emballages conformes ). L'arrêté du 11 décembre 2000 renforce ces exigences qui sont explicitées en annexe 4 et sont applicables depuis juillet 2001. Le suivi de la filière d'élimination : Dès lors que le vétérinaire confie ses DASRI à un prestataire, il est impératif que des documents de suivi soient établis : ils lui permettront de s'assurer que toutes les étapes de l'élimination sont correctement effectuées , car c'est sa responsabilité propre qui est engagée jusqu'à la destruction de ses DASRI . Ainsi le choix du prestataire est-il particulièrement
important, et la convention ainsi que les bordereaux de suivi
sont un élément d'appréciation pour l'établir
. La convention est définie par l'arrêté
du 7 septembre 1999 ; elle doit donner un certain nombre d'éléments
: objet et parties contractantes, modalités de conditionnement
, d'entreposage, de collecte et de transport, modalités
du pré-traitement ou de l'incinération (notamment
coordonnées de l'installation de remplacement en cas de
défaillance), modalités de refus de prise en charge
des déchets, assurances, conditions financières
(notamment formules de révision des prix), clause de
résiliation de la convention. Lorsque la quantité de DASRI produite est inférieure ou égale à 5 kg par mois, un bon de prise en charge doit être émis lors de la remise des déchets au prestataire : celui-ci doit préciser les coordonnées du producteur et du prestataire, les coordonnées de l'établissement d'incinération ou de pré-traitement, et la signature du producteur et du prestataire (sauf dans le cas d'un apport sur une installation de regroupement automatique avec émission automatique du bon). Le prestataire de service émet alors à l'intention
de l'usine de traitement un bordereau de suivi (CERFA n°
1352*01) accompagné de la liste des producteurs dont il
aura regroupé les déchets . Lorsque la quantité de DASRI produite est supérieure à 5 kg par mois , le document de suivi est un bordereau "Elimination des déchets d'activités de soins à risques infectieux" (CERFA n° 11351*01) qui doit être retourné à l'émetteur dans le mois qui suit (S'il y a regroupement avec d'autres producteurs, le bordereau sera le CERFA n°11352*01). Dans tous les cas, le vétérinaire a tout intérêt à s'assurer que le traitement final a bien été effectué. Traitement final : Le code de la santé publique n'autorise que l'incinération ou la désinfection pour la destruction des DASRI : celles-ci sont effectuées dans des établissements détenant une autorisation pour ce faire ; la désinfection peut en outre être effectuée in situ au moyen d'appareils validés, qui donnent lieu à des obligations de maintenance et de contrôle définies par la circulaire 2000/292 du 29 mai 2000 (annexe n°5 ). Cependant , rappelons que les déchets susceptibles de renfermer des Agents transmissibles non conventionnels ne peuvent suivre la filière désinfection mais doivent obligatoirement être incinérés. Enfin, des déchets désinfectés ne peuvent pas être éliminés par la filière des ordures ménagères s'il y a compostage. L' autoclavage peut être employé pour diminuer le niveau de contamination de certains DASRI , mais ne se substitue jamais à l'incinération ni à la désinfection. D'autres techniques peuvent être mises en uvre
chez le vétérinaire lui-même. Certains appareils
de désinfection visent à modifier l'apparence
des DASRI et à réduire la contamination microbiologique
, rendant ainsi ces déchets assimilables aux déchets
ménagers. |