<%'****************************** ' Controle de l’authentification '******************************** if Session("cso")="" then Response.Redirect("default.asp") end if %> Méthode de tri

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 Méthode de tri des déchets vétérinaires

Parmi les déchets produits au sein d'un établissement vétérinaire , on distingue des déchets banals et des déchets d'activités de soins à risques.
Il s'agit donc de séparer ces derniers et d'en apprécier le type de risque pour le public, les professionnels de santé, le personnel de collecte et d'élimination, les animaux et l'environnement . Ce tri doit toujours être fait au moment même de la production du déchet : en effet, tout mélange de DASRI avec d'autres déchets même sans risque est considéré comme un DASRI .

Trois types de risques doivent être pris en compte dans les déchets d'un vétérinaire praticien : le risque infectieux, le risque toxique et chimique et le risque radioactif.
Nous ne donnons pas ici de définition théorique, mais plutôt une typologie des déchets vétérinaires à risques dont chacun pourra s'inspirer pour effectuer son tri, étant bien précisé qu'il ne s'agit en aucun cas d'une liste exhaustive .
Par ailleurs, il faut rappeler ici que la responsabilité du seul vétérinaire producteur est engagée dans le tri qu'il fait de ses déchets et dans leur classement dans telle ou telle catégorie , jusqu'à leur destruction .

Risque toxique et chimique :

Il est conseillé de limiter la production de déchets présentant ce risque, notamment en les remplaçant par des substituts moins dangereux.
Ainsi, les thermomètres à mercure aujourd'hui interdits en médecine humaine devraient être remplacés par des thermomètres marqués CE ; de même, dans la mesure du possible, la préférence sera donnée aux ionomères de verre plutôt qu'aux amalgames dentaires.

Ces déchets sont par exemple :
- déchets dentaires (amalgames ) ;
- films radiologiques ;
- fixateur et révélateur radiologiques ;
- piles, accumulateurs et matériel les contenant (ex. : thermomètres électroniques) ;
- réactifs de laboratoire ;
- thermomètres à mercure ;
- flacons d'injectables périmés et médicaments périmés ;
- déchets de médicaments anticancéreux.

Risque radioactif :

Fils d'iridium (utilisés dans le fibrosarcome félin)…

Risque infectieux :

Le risque infectieux doit être compris au sens du Décret n° 97-1048 du 6 novembre 1997.

Risque infectieux systématique :

- Piquants :
Est considéré comme à risque infectieux systématique tout ce qui peut piquer (même en l'absence d'une quelconque contamination) : aiguilles à
injections non serties, seringues avec aiguilles serties, aiguilles à suture, broches
métalliques, trocarts intraruminaux, matériels d'ostéosynthèse vulnérants…
- Coupants :
Est considéré comme à risque infectieux systématique tout ce qui peut couper (même en l'absence de toute contamination) : lames de bistouri ou de rasoir, ampoules d'injection ou flacon en verre fragile…
- Poches de sang périmées ou incomplètement utilisées.

Risque infectieux non systématique :

Il est fonction du statut pathologique de l'animal :
Si le praticien est en présence d'un animal qu'il juge contagieux, il lui faut apprécier au moment-même de la production du déchet si celui-ci a pu être contaminé et s'il peut causer une maladie à l'homme ou à tout autre organisme vivant.

Pour cela, le vétérinaire doit , pour chaque cas, se poser une succession de questions :
-l'animal est-il atteint d'une maladie contagieuse pour l'homme ou les autres animaux ?
Les germes opportunistes en secteur diffus , ne voyant pas leur agressivité décuplée par un contexte épidémiologique favorable , comme c'est le cas en milieu hospitalier, seuls les germes pathogènes seront pris en compte, excepté dans des conditions particulières de risque que le vétérinaire identifiera lui-même.
-le micro-organisme en cause , compte tenu de ses voies d'élimination, a-t-il pu contaminer le déchet considéré ?
-le micro-organisme pathogène est-il résistant dans le milieu extérieur et aux agents décontaminants ? Ainsi, Haemophilus est très sensible dans le milieu extérieur, contrairement aux germes comme Salmonella, Brucella, Mycobacterium…
-le déchet contaminé par un germe résistant dans le milieu extérieur peut-il contaminer un autre être vivant ?
Certains germes sont contaminants par voie cutanéo-muqueuse en cas d'effraction (staphylocoques) ou même sans effraction (Brucella, Francisella) ; d'autres peuvent conduire à la formation d'aérosols et être à l'origine de contamination pulmonaire (Mycobacterium , Chlamydia psittaci) ; d'autres enfin peuvent induire une contamination digestive (Salmonella, Entérovirus).

Le vétérinaire doit évaluer le " statut infectieux " de l'animal, considérer si, compte tenu du mode d'élimination du germe, le déchet peut être contaminé, et enfin si, compte tenu du caractère pathogène , de l'agressivité et de la résistance du germe, et de son mode de propagation, le déchet peut présenter un risque de transmettre ce germe à un autre organisme vivant.

Il faut donc s'interroger pour tout ce qui a eu un contact avec l'animal malade : vêtements, gants, doigtiers, déchets anatomiques, champs UU, pansements, coton, compresses, drains et mèches, plâtres , attelles et broches, sondes diverses, tubes à prise de sang, bouillons de culture et boîtes de Pétri, scies fils, lacs et lacettes , semelles et sabotines, aimants , casseaux, lames et lamelles , tubulures de perfusion, fils de sutures, poches de liquides de perfusions (autres que le sang), seringues….(cf. annexe n°7)

Déchets vétérinaires considérés comme sans risque infectieux :

Ce sont les déchets d'activités de soins :
- qui n'ont pas eu de contact avec les animaux : courrier, emballages divers, matériel chirurgical au rebut (non piquant)…

- qui relèvent de la rubrique " déchets à risque infectieux non systématique " , c'est-à-dire dans les cas où :
L'animal n'est pas contagieux ;
Ou le germe n'a pas contaminé le déchet ;
Ou le germe n'est pas résistant dans le milieu extérieur (l'infection nécessite un contact direct) ;
Ou le germe dans le déchet ne peut pas être transmis .

Ces déchets ne présentant pas de risque peuvent donc être éliminés par des filières banales.


Pièces et déchets anatomiques :

Les pièces anatomiques sont à différencier, au sens de la réglementation, des déchets anatomiques : les premières étant aisément reconnaissables du public, à la différence des seconds.
Ainsi, un membre ou un fœtus doivent être éliminés comme les cadavres, alors qu'un ovaire ou un lambeau cutané peuvent l'être par voie banale, sauf s'ils sont contaminés (ils le sont alors par la voie d'élimination des DASRI).