COVID-19

Communiqué n°3 - COVID-19 - Ostéopathie animale

Avertissement : les dispositions exposées dans le présent communiqué sont susceptibles d'évoluer à la lumière de l'évolution de la situation sanitaire ou des constats qui seront faits quant à l'application des mesures prescrites.

Le présent communiqué vise à préciser les questions posées autour de la réalisation d'actes d'ostéopathie animale par les vétérinaires et par les personnes visées à l'article L.243-3 12° du Code rural et de la pêche maritime et inscrites au Registre national d'aptitude.

Il est de leur responsabilité éthique et déontologique d'appliquer les consignes du gouvernement en matière de lutte contre la propagation du virus SARS-CoV-2 en limitant drastiquement leurs déplacements, les déplacements de leurs clients, par voie de conséquence leur activité professionnelle.

Cette recommandation de bon sens, au regard de la gravité de la situation sanitaire et du risque important de décès, conduisent tous les corps professionnels à prendre des décisions inédites et lourdes de conséquences.

Ce n'est pas une question d'espèce, la pratique d'actes ostéopathiques sur tous les animaux est concernée : équidés, animaux de compagnie, ruminants, ...

Les professionnels sont invités à ne prendre en charge des animaux qu'en cas de nécessité, pour des raisons de risque sanitaire ou d'impacts en termes économique ou de bien-être animal.

Il m'apparaît difficilement justifiable que les actes d'ostéopathie animale puissent être qualifiés d'actes ne pouvant être différés, à l'exception des animaux dont la douleur n'est pas suffisamment prise en charge par les médicaments et dont la prise en charge pourrait être améliorée par des manipulations ostéopathiques complémentaires.

Ces dispositions s'appliquent également aux actes de physiothérapie animale.

Cette recommandation qui sera réévaluée au fur et à mesure de l'évolution de la situation sanitaire n'est pas exclusive des actes d'ostéopathie animale : elle vaut tout autant pour les actes relevant des médecines dites alternatives. Elle s'applique bien entendu aux personnes en cours de formation et à celles dont le statut est en cours de mise en conformité (les personnes en exercice illégal de la médecine et de la chirurgie des animaux sont doublement concernées considérant qu'il leur est interdit de pratiquer des actes vétérinaires).

DV Jacques GUÉRIN - Président du Conseil national de l'Ordre des vétérinaires

Organisations professionnelles associées à la rédaction de ce communiqué :

DV Jean-Yves GAUCHOT - Président de la Fédération des syndicats vétérinaires de France

DV Laurent PERRIN - Président du Syndicat national des vétérinaires d'exercice libéral

DV Christophe BRARD - Président de la Société nationale des groupements techniques vétérinaires

DV Charles François LOUF - Président de l'Association vétérinaire équine française

DV Jean-François ROUSSELOT - Président de l'Association française des vétérinaires pour animaux de compagnie