Bien-être animal

Référendum d’initiative partagée contre la maltraitance animale

Il appartient à chacun, en son âme et conscience, de se déterminer vis-à-vis du RIP

L’Ordre des vétérinaires rappelle que les docteurs vétérinaires, professionnels de santé animale, contribuent à construire les bases scientifiques nécessaires à la recherche de solutions pérennes et pragmatiques pour améliorer la prise en compte du bien-être animal. Leurs travaux nourrissent le débat public. Le respect dû aux animaux est un devoir déontologique.

Ainsi, le Conseil national de l’Ordre des vétérinaires a participé aux groupes de travail organisés depuis 2018 par le Ministère de la transition écologique sur les sujets évoqués dans le Référendum d’initiative partagée contre la maltraitance animale. L’Ordre des vétérinaires a été récemment auditionné par Monsieur le député Loïc DOMBREVAL dans le cadre de la mission qui lui a été confiée par le Premier ministre et le Ministre en charge de l’agriculture. L’Ordre des vétérinaires accueille favorablement la récente proposition de loi « visant à améliorer le bien-être des animaux de compagnie » et se tient à la disposition des députés et des sénateurs pour apporter son expertise aux débats parlementaires.

Si l’Ordre des vétérinaires a pour mission de réguler la sphère professionnelle des vétérinaires habilités à exercer la médecine et la chirurgie des animaux en France, il se refuse à intervenir sur les questions ou les choix personnels relevant de la sphère privée des individus qui le constitue. 

L’Ordre des vétérinaires, conscient qu’un tel débat public est nécessaire et ne peut se concevoir que dans le respect des principes démocratiques, est attaché aux libertés individuelles dont la liberté de conscience est une composante.

Considérant que la diversité des points de vue forge la force et le caractère d’un corps professionnel, l’Ordre des vétérinaires estime qu’il appartient donc à chaque vétérinaire, en son âme et conscience, de se déterminer vis-à-vis du Référendum d’initiative partagée contre la maltraitance animale, tout en étant attentif à ne pas user de son statut de docteur vétérinaire, professionnel de santé animale au service de tous les animaux, aux fins de promotion de convictions personnelles.