INFO FLASH

 

 

                                                 INFO FLASH DE JANVIER 2015

 

Mes chers Confrères,

En ces temps troublés, une montée en puissance de comportements violents à l'encontre des vétérinaires au sein des domiciles professionnels semble se dessiner. J'ai été en effet récemment interpellé par certains d'entre nous, pour les uns à l'occasion de menaces verbales directes ou indirectes (allant jusqu'à des menaces de mort), pour les autres à l'occasion d'agression physique avec blessures.

Ces comportements sont bien sûr inadmissibles et il ne saurait être question de les laisser perdurer sans réagir. En dehors du dépôt de plainte toujours possible en pareil cas, sinon conseillé, il vous est toujours possible si vous estimez ne plus être en mesure de travailler sereinement pour le compte du client qui vous a agressé de quelque manière que ce soit, de rompre définitivement avec lui votre relation professionnelle compte tenu des articles R242-33-6, R242-48-5 et 6. Il vous appartient alors de le prévenir par lettre recommandée avec copie au Conseil de l'Ordre, que vous souhaitez mettre un terme au suivi de son ou de ses animaux, le renvoyant pour le choix d'un vétérinaire à la consultation des pages jaunes de l'annuaire. Une deuxième démarche qui s'impose est de penser à remplir l'observatoire des incivilités sur le site de l'Ordre des Vétérinaires

L'intérêt d'une telle démarche est de faire remonter à l'échelon national des informations utiles à une bonne connaissance des problématiques de sécurité dans notre profession et ainsi de permettre à nos élus ordinaux nationaux d'étayer leur action au niveau national en faveur de notre sécurité. Un troisième point mérite ici d'être évoqué : un protocole d'accord sur la sécurité dans les professions de santé existe depuis 2010 initialement limité aux seules professions dites " de santé ", mais dont le périmètre a été étendu depuis 2013 à la profession vétérinaire.

Et ça n'est que justice !

Notre profession stocke et utilise un certain nombre de substances sensibles, assure des permanences, y compris la nuit dans un face à face non protégé et souvent sans témoin avec le client. Un grand nombre d'entre nous est finalement concrètement souvent bien plus vulnérable que nombre de nos confrères médecins ou pharmaciens. Dans le protocole d'accord, les ordres à l'échelon local sont désignés comme interlocuteurs privilégiés des agents locaux de l'Etat plus spécifiquement en charge de la sécurité des professions concernées. A la clef, un certain nombre de mesures peuvent être mises en place qui sont susceptibles de nous rendre un service précieux allant de conseils gratuits pour la sécurisation des locaux à la mise en place de procédures d'alertes spécifiques en passant par l'intégration des domiciles professionnels aux zones de vidéosurveillance définies par les mairies. L'Ordre régional peut bénéficier d'informations prioritaires s'agissant des suites procédurales réservées aux saisines pour faits de violence sur vétérinaires de son ressort et ainsi le cas échéant se porter partie civile .

Ce protocole n'a pas encore été activé au plan local pour la profession, car le besoin ne semblait pas s'en faire sentir jusqu'à maintenant. Mais l'actualité récente (épaulée aussi un peu par le besoin de sécurité massivement exprimé par nos concitoyens) incite notre CROV à revoir sa position. Des démarches viennent donc d'être entreprises, démarches qui visent à faire "vivre" ce protocole dans la réalité de notre quotidien professionnel en région Lorraine. La réussite de cette entreprise dépendra de la qualité de la relation qui pourra s'installer avec les agents concernés et de leur implication dans cette démarche collective. Elle dépendra aussi de votre implication collective dans ce dossier et notamment de la transmission effective à notre secrétariat, par mail  ou par courrier à l'adresse suivante ; CROV LORRAINE, Ferme de Mesnival, Rue de Laneuveville, 57590 FONTENY, en temps réel, de façon objective et factuelle, de toutes les informations relatives aux faits de violence ou de menaces que vous auriez eu à subir. En cas d'urgence, vous pourrez bien sûr contacter directement un des élus par téléphone, mais un support écrit de votre expérience est de toute façon indispensable avant d'entreprendre quoi que ce soit en concertation avec vous. Vous pouvez être certain de notre ferme soutien dans ce domaine.

Bien confraternellement .

F Jolivet

 



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