Vétérinaire rural

Tradition et évolution

Le plus souvent professionnel libéral, le vétérinaire rural ou mixte peut être assistant salarié remplaçant ou collaborateur libéral. Il y a un demi-siècle, il constituait la majorité des vétérinaires praticiens. Aujourd’hui, seulement 30% ont une activité en relation avec les productions animales.

Tout comme le praticien canin, c’est un chef d’entreprise qui exerce le plus souvent en association afin de concilier une activité professionnelle très prenante et une vie familiale et sociale harmonieuses.

Médecin des bêtes et ingénieur de l’élevage

Il est toujours le médecin et le chirurgien des animaux de rente, intervenant en cas d’urgence mais aussi dans le cadre de bilans sanitaires d’élevages et de visites de suivi programmées avec son véhicule spécialement aménagé. Il intervient aussi dans des structures hospitalières d’accueil de grands animaux.

Responsable de la prescription, voire aussi de la délivrance des médicaments vétérinaires, il est  chargé de veiller à leur utilisation raisonnée. Son souci constant est de s’assurer, ainsi que la société l’attend de lui, que ceux-ci ne se retrouvent pas dans l’assiette du consommateur.

Le vétérinaire est devenu un véritable ingénieur de l’élevage, s’intéressant à la prévention des maladies de l’élevage, à la nutrition et à l’alimentation  des animaux, aux programmes de reproduction et de sélection (échographies, inséminations artificielles…),  à la conception des bâtiments et à l’économie des exploitations.

Hygiéniste de la santé publique

Il est investi d’un mandat sanitaire délivré par les pouvoirs publics auxquels il rend compte, dans le cadre de la prophylaxie et de la police sanitaire des grandes maladies réputées légalement contagieuses ou des maladies transmissibles à l’homme. L’importance du réseau des vétérinaires sanitaires présents sur tout le territoire permet une lutte efficace contre les épizooties ainsi qu’une épidémiovigilance et une épidémiosurveillance actives.

Dans le cadre de ce mandat sanitaire, il peut être amené à effectuer des missions de certification (échanges d’animaux vivants ou de denrées alimentaires) ou des missions de contrôle des denrées alimentaires (inspection des abattoirs).

Et demain ?

L’évolution du paysage rural a amené ce praticien à devenir un praticien mixte, partageant son activité rurale avec celle concernant l’animal de compagnie. Cependant, l’évolution du monde rural lui permet d’envisager de nouvelles missions : conseil et suivi formalisés en élevage, certification, formation d’éleveurs, épidémio-surveillance …